Le Chant des Flammes

"Lorsque l'aube se lève,
L'ardent soleil nous baigne,
Lorsque l'aube se lève,
Et nous crée joyeusement.

D'une étincelle de rêve,
Le bucher s'embrase lentement,
Cette petite flamme se lève,
Et nous chauffe pour longtemps.

Ces picotements de braise,
Dorent ta peau blanche.
Ces picotements de braise,
Assèchent tous tes pleurs.

Cette chère morsure brulante,
Laisse des noires marques.
Cette chère morsure brulante,
Lèchent ton corps conscient.

Ta peau si douce se rompt,
Et vole en éclat.
Ta peau si douce se rompt,
Et ne t'appartiendra.

Que si ton âme frêle,
Accepte cette hommage,
Que nous mettons en place,
Pour que ton âme frêle,
Sorte sans aucuns damages.

Alors laisse toi bercer,
Par ces paroles calmes,
Que nous chantons en c½ur,
Pour que jamais tu ne meures.

Par ces nobles cantiques,
Sois guidée sur la voix,
Nous demandons au ciel,
D'encore pouvoir demain,
Recommencer cette belle,
Cérémonie en ton destin."
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# Posté le lundi 02 juin 2008 13:49

Le Sang de l'Impur (nouvelle version)

Le Sang de l'Impur (nouvelle version)
Le sourire de Lui, son sourire.
Et ce regard : si séduisant, si envoutant. La chaleur de son souffle. La douceur de sa peau
.


Non, elle était loin de cela. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, Sam ne vit que le noir...
Vertige incessant... caresses gluantes et l'eau. L'eau qui ruisselle sur ses cuisses. Ces pressions sur les poignets, les chevilles, et toujours cette eau à ces endroits.

Elle sentit soudain l'air rance de la pièce la traverser. La porte s'ouvrit, aveuglant momentanément la prisonnière. Une chose s'approcha d'elle. La chose était en fait un homme portant un masque de serpent. Les crochets de la bête dégoulinaient encore de venin, répandant ainsi le liquide en une longue traîne sur le sol.


Les mains de cet homme commencèrent alors à s'agiter.
« -Que faites vous ? Mais, lâchez-moi !!! Libérez-moi !!! Et qui êtes vous ?! Mais lâchez-moi !!! hurla Sam se débattant vainement.
-Mais dis-moi Sam, est ce que tu sais qui tu es avant de savoir qui sont les autres ? »
Une douleur aigue dans le ventre, comme un pincement. Oui, un pincement, comme si on arrachait un bout de la peau pour mettre quelque chose à la place.
La vue qui se trouble...les paupières insistant pour toucher le bas des yeux...et cette douleur...


Le vent dans les cheveux...

« Peut être qu'au fond je suis quelqu'un d'autre que celle que je crois être et que je fais paraître.
Peut être que tout ça n'est en fait que la simple et pure folie de mon imagination et que je suis entre quatre murs, vêtue d'une camisole. »

Elle voulut réfugier sa tête entre ses mains mais ses membres ne purent bouger. Elle ouvrit les yeux et vit alors qu'elle était attachée aux poignets ainsi qu'aux chevilles, en hauteur. Deux arbres gigantesques servaient de poteau d'attaches, un arbre pour un côté. Suspendue au dessus d'une sorte de tas de bois mort assez conséquent, elle s'agitait en vain par se défaire des ses liens.


« Alors, as-tu réfléchi à ce que je t'ai dit ? »
Elle regarda en bas, à coté du "tas". C'était l'homme à tête de serpent qui la questionnait.
« -Encore vous ?! Mais c'est quoi ce bordel ?! Je suis où ?! Qu'est ce que vous me voulez ?!
-Tu aurais du y réfléchir pendant ton sommeil car de ces silences quelque chose peut s'élever »

Il se tourna vers l'unique homme qu'il y avait autour du tas et lui ordonna: « Malheureusement, elle ne pourra pas s'en sortir sans nous. Il faut la purifier. Enflamme l'autel. »
Il dit en regardant Sam : « Il faut la brûler vive. »

Elle hurla, transformant sa voix en une longue plainte :
« Pourquoiiiiiiiii ?!»

« Car en toi coule le sang de l'impur. De toute façon si tu y réfléchis, on ne peut pas mourir deux fois... »

Cette phrase résonna dans sa tête, comme une détonation dont les vibrations ricochent à l'infini contre des parois d'acier, elle replongea et se souvînt de tout...

La charmante route de campagne, la décapotable, le vent dans les cheveux, son sourire et son regard divin. L'accident.

« Il me l'avait promis, il m'emmènera au ciel. »

« Mais je ne peux, car en moi coule le sang de l'impur.»

# Posté le lundi 02 juin 2008 13:44

Au Réveil (nouvelle version )

Au Réveil (nouvelle version )
Le bruit d'une voiture...

Il ouvrit les yeux mais les referma aussitôt. Malgré les rideaux rouges sang, la clarté du jour éblouit Andrea. Elle était si forte, qu'elle traversait ses paupières. Il se retourna, encore embrumé de son réveil après cette si courte nuit et ne fut pas surpris de voir celle qui l'avait accompagnée.

Elle était là, nue, endormie. Léa était légèrement recroquevillée sur elle même depuis qu'il s'était réveillé. Ses cheveux formaient une épaisse masse sur le jean qui lui servait d'oreiller. Le visage aussi serein que celui d'un nourrisson assoupi : elle rêvait.

Andrea, fermement décidé à ne pas la réveiller, glissa sa main dans celle de l'endormie. Il contempla la "créature" avec attention : tout d'abord, les pieds. Ils étaient à moitié cachés par ses jambes mal rasées, qui restaient pourtant belles et fines. Ensuite, il arriva au bassin suivant de ce fait les lignes de ses hanches. Puis suivit le ventre plat de la "demoiselle" qui se soulevait gracieusement à un rythme régulier, apaisant. Il survola les côtes puis entreprit de contempler son torse entier : les seins de Léa, bien que petits, étaient d'une beauté inégalable. Leur finesse ainsi que leur proportion incitaient presque à les rendre plus fragiles que ce qu'ils n'étaient déjà. Vint ensuite le cou : le fait qu'elle soit repliée sur elle-même, donnait à cette partie de son corps un aspect étrange, bien qu'il fût fin et délicats. La tête était l'apothéose : sa bouche, si fine, était entre-ouverte laissant passer un souffle chaud, régulier et à la limite de l'inaudible. Ses paupières fermées étaient le symbole de paix de son sommeil du fait que l'on n'y voyait aucun plissement.

Alors Andrea se dit :
« Son corps étalé là, à coté de moi, parle de lui même : elle n'avait pas dormi comme cela depuis bien longtemps. »
Elle était alors en paix avec elle même et avec ce qui l'entourait.
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# Posté le lundi 02 juin 2008 13:39