Le soleil se levait à peine lorsque le Dernier Groupe de Résistance dut quitter le bunker.
Ils laissèrent tout ce qui n'était pas primordial pour survivre. Ils passèrent le pont du Jugement Dernier, coupèrent par l'immense Parc de La Défaite et gagnèrent le point de ralliement.
Arrivé sur place, le Major Stevens Koite escalada un empilement de carcasse de voiture et déclara devant ses fidèles camarades :
-« Mes camarades, mes amis, mes frères, contemplez ! Personne ! Nous sommes les derniers survivants. De tous les continents, de tout les pays, de toute terre ayant était foulé par les hommes, il ne reste plus que nous. Vous savez quelle est notre mission ! Nous devons Les détruire, tous, et protéger au péril de notre vie l'Espoir de notre monde. Ne perdez point courage, mes amis. On en chie, c'est vrai. Mais aujourd'hui j'ai foi !
Foi en vous, en nous, en l'Humanité ! Allons au Dernier Rempart et protégeons Les d'Eux ! »
Il sauta de la plate-forme en métal, double Uzi en main, et sous l'acclamation de la cinquantaine de survivants, fit volte-face et partît en courants vers une masse imposante au loin. Son ombre léchait déjà le sol rocailleux.
Après deux heures de marche, le groupe, fatigué de cette guerre qu'il ne pouvait gagner, s'arrêta. Chacun s'assit, et se ravitailla maigrement en eau et en nourriture. Soudain, surgies de nulle part, un homme et une femme apparurent sur le plus imposant rocher se trouvant dans les environs.
Tous les hommes du Dernier Groupe de Résistance se figèrent, car tous avaient reconnue les deux traîtres.
Puis, l'homme parla : « Enfin ! Enfin vous voilà ! Chacals ! Chiens ! Cloportes ! Sales Mouches A Merde ! Fuyez ! Fuyez tant que vous pouvez ! Votre lâcheté me dégoute ! »
La femme regarda derrière elle et hurla d'une voix puissante et terrible :
-« Venez ! Venez ! Dévorez les, découpez les, broyez les. Vous attendiez ce moment ! Alors allez-y ! Chaque jour, chaque heure, chaque seconde vous rêviez de ce moment. Ce moment où toute ces heures où l'Humanité orgueilleuse vous a torturé, décimé, exterminé. Chaque jour où vous étiez enfermé dans ses cages, chaque jour où l'on vous troquait, vendait, cuisait, ou découpait vivant. Tous ces jours où votre haine envers eux n'a fait qu'augmenter. Ces gens vous montrent du doigt et vous appellent « Monstres », « Erreurs de la nature » mais ce sont eux les monstres. Ils vous ont détruit ainsi que tout ce qui peut être à porter, massacrant tout ce qui vit, enfermant, brulant, pillant, votre nid, vos pattes, mandibules, ailes... Depuis leur arrivée vous attendiez ce moment. Le moment où vous pourriez enfin prendre votre Revanche. Alors allez-y! Tuez-les, tuez-les tous et ensemble nous reconstruirons un monde où nous pourrons vivre ensemble, et cela sans se détruire. Allez-y !!! »
Un ange passa puis, un vacarme s'éleva de derrière le rocher et, surgis de nulle part lions, fourmis géantes, abeilles de toute taille, éléphants, colibris, chauve-souris et milliers de rats et tout les animaux pouvant exister sur Terre se ruèrent sur les hommes sans défense. Et dans le ciel se refléta la divine couleur du sang.
« Il se pourrait bien qu'un jour, toute cette cruauté finisse par se retourné, contre nous. »