Prélude N°24 en Ré mineur de Chopin and his Nocturne N°7 en Do # mineur.

"Je flotte. J'effleure sa délicate peau. Je flotte. Je plane et m'élève désormais dans les cieux. Quelle sensation étrange. Jamais ne me suis sentie aussi libre ? A tel point. IL caresse mon visage. ELLE me suis et me montre le chemin. IL me réchauffe. Une pirouette et puis deux. Je danse avec vous, mes amis. Cette sensation de liberté, je ne l'ai jamais connue de cette façon. Je plane. Je flotte. Je vole. J'ai le sourire jusqu'aux oreilles. Rigole et amorce ma descente. Quelques sauts acrobatiques ,que je peux me permettre vu que je ne tombe plus. Caresse-moi encore un peu plus fort. Réchauffe moi encore, je me sens froid, glacé. J'ai froid ,et panique. Montre-moi le chemin. Toi qui le fais si bien. Je m'élève haut et deviens effrayé. Que m'arrive-t-il ? J'ai froid. Réchauffe-moi, je t'en prie. Allez! Soleil, je t'en supplie! Pourquoi me fais tu ça à moi?! Mes oreilles sifflent, arrête! Arrête, le vent, j'ai si mal! Mais... Je chute! Vite! Aide moi, toi! Toi qui m'a toujours montrée la voie. Aide moi ! Tu es rouge, serai-ce du sang?
Je tourbillonne et m'enfonce toujours plus bas. Je chute. Le sang forme une spirale derrière mon passage. Je tombe. Je chute. ILS m'ont abandonné! J'ai froid, j'ai mal et si peur. Aidez moi !"

Le nouvel ange s'écrasa alors sur l'océan.
Prélude N°24 en Ré mineur de Chopin and his Nocturne N°7 en Do # mineur.

# Posté le samedi 11 octobre 2008 12:03

"Lucy In the Sky" and "I'm the Walrus"

"Lucy In the Sky" and  "I'm the Walrus"
Le vent sifflait. Il hurlait toute sa rage et sa peine. Battant les arbres et leurs verdoyants feuillages. Battant l'herbe et les fleurs. Battant furieusement contre le flanc des montagnes. Battant ardemment contre l'étendue d'eau miroitant le glaciale et blanche lune. Il sifflait, hurlait. Déracinant des arbres, détruisant des maisons. Terres, mers et océans saignaient de cet appel. Le vent hurlait sa rage et son désespoir. Son amour et sa haine fusionnés et retourné contre eux. Paysages insolites devenus sordides. Récifs et montagnes. Il leur déclarait la guerre. "Monstre de vanité, vous avez osez me défié!" Le vent explosait. Il criait, hurlait, vociférait. Cette minuscule montagne, droite comme un i, son plateau recouvert de végétation, seulement relié par un pont de bois sec, résistait encore à ses furieux assauts. Cette chose le narguait. S'imposait à lui et ne s'en allait guère. Seule au milieu des gravas, cette plaque verte, s'éternisait, résistant fièrement aux impétueuses débauches de Monsieur le Vent.

# Posté le samedi 11 octobre 2008 11:34

Ce n'est que d'une provenance aciculaire que la douleur vint.

Ce n'est que d'une provenance aciculaire que la douleur vint.
Pottehimme se réveilla en sursaut. Il manqua de perdre l'équilibre et s'accrocha aux branches avoisinantes. Il inspecta la présence d'éventuels dangers mais ne vit pas plus loin que le sol au pied du perudsace, l'immense arbre dans lequel il s'était reposé. Après une deuxième inspection, il entreprit de grimper le plus haut possible et ce fut après deux minutes de « voltige » que sa tête dépassa les derniers feuillages. Le jour commençait à peine à s'assombrir et le soleil à se coucher. Le ciel, dont le bleu profond lui rappelait l'Etang Sans Fin qu'il n'avait vu qu'une seule et unique fois dans sa vie, était à moitié recouvert par une immense étendue de nuages noirs ce qui laissait prévoir que la pluie serait bientôt au rendez-vous. Un rai de lumière sembla venir à bout de ceux-ci pour venir caresser son visage enfantin et continua sa route balayant les étendues infinies de ce tapis verdoyant et plein de vie.
Pottehimme redescendit et, après une dizaine de vérifications, atterrit au pied de l'arbre. Il avait assez dormi et puis, il devait rentrer car même si il avait été effrayé lorsque ses parents lui avaient ordonné de fuir, il avait à présent le c½ur léger et serait ravi de conter à tout le village ses péripéties animales et comment il avait grimpé un des plus grands arbres pour échapper au terrible tigre qui s'était lancé à sa poursuite.
Il marchait lentement, les sens en éveil afin de percevoir la moindre présence néfaste.
Après une vingtaine de minutes, il décida de changer de direction et de ne pas rentrer tout de suite au village car il voulait emprunter un passage bien à lui. Jamais personne n'osait s'aventurer en ces lieux et, Pottehimme savait très bien qu'auquel cas il aurait mentionné cet endroit à ses parents, il se serait vu privé de sortie en forêt pendant un certain temps.
« Un petit détour de rien du tout, cela ne fait pas de mal ».
Ainsi donc, il s'enfonça de plus en plus à travers l'abondante végétation. Plus il avançait, plus la lumière venait à manquer. Cette ambiance le passionnait. On ne sait pas ce qui peut sortir de la pénombre. A tout instant, derrière un arbre ou un bosquet, pouvait surgir un léopard, un tigre, une chauve souris, ou pourquoi pas une terrifiante Eganaire. Malgré sa passion pour cette atmosphère de doute et de tension qu'il chérissait tant, il restait sur ses gardes et s'immobilisa à plusieurs reprises aux sons de simples craquements.

Il enfouit sa tête à travers un buisson de Norecs et fût ébloui par la lueur du jour mourant. Il se trouvait sur une minuscule parcelle d'herbe. Il se pencha pour ramasser une énorme Betiava Linasa Iposis, fleur orange ayant pour effet d'apaiser les craintes ainsi que de donner fierté et courage à quiconque la respire.
Après avoir délicatement coupé la tige, il l'accrocha dans ses cheveux ébouriffés. Enfin prêt, il détailla toute présence de vie dans le secteur, et particulièrement dans l'eau.
En effet, à trois ou quatre pas de lui, se trouvait un lac. Ce lieu était celui de Pottehimme. Ce qu'il aimait par dessus tout était de le traverser en sautant de rocher en rocher, et de continuer sa balade pour retourner au village.
Il s'élança. Il bondissait, heureux de cette solitude en ce lieu magique de liberté. A la moitié du trajet, il décida de faire une pause, car ce chemin était tout de même assez long. Il s'assit sur la pierre plate, contemplant l'unique paysage s'offrant alors à lui. Mais ce ne fut qu'au bout d'un court moment, qu'un frémissement vint attirer son regard. Des bulles. « Des bulles? Des bulles?! »
Il avait toujours cru que ce lac n'était habité que par des algues, du plancton et des petits poissons. Pas du genre d'espèces à pouvoir faire d'aussi grosses bulles. Leur nombre augmenta; si bien que cette zone ressemblait d'avantage à l'intérieur d'une marmite pleine d'eau sur le feu qu'à la surface d'un lac. Pris de panique, Pottehimme se releva d'un coup, et bondit sur la plateforme d'à côté. Il se retourna pour regarder cette agitation. Le rocher sur lequel était anciennement assis le jeune garçon décolla d'un coup et alla s'écraser sur la terre ferme.
« Un sereg! C'est la première fois que j'en vois un! Je croyais que ce n'était qu'un mythe pour éloigner les enfants de ce lieu! »
Il continua alors son chemin, effrayé par ce qui venait de lui arriver, mais aussi enthousiasmé de sa découverte qu'il n'allait malheureusement pouvoir annoncer à personne.

Il passa devant le portail des anciens puis, par le petit mausolée pour enfin arriver au village... désert. Le village était inhabité, vide. Il n'y avait pas âme qui vive, et même les conchoes n'étaient plus là. Peut-être étaient-ils tous partis dans le plus grand des trois mausolées, comme lorsqu'il était petit dans l'ancien village, après quoi ils avaient changé de camp. Il parti donc pour le plus imposant des Trois, ramassant au passage les débris d'une chaise et un cageot de mopem tombé. Il essayait vainement, lors de son passage, de chercher quelques petites choses pouvant le retarder, car cet endroit l'effrayait. Ces immenses amas de pierres grises incrustées d'or, d'argent, de diamants, mais aussi d'ossements. Ces énormes statues d'êtres inconnus, ouvrant la gueule, prêtes à bondir. Et puis toutes ces lianes et ces arbres poussant de nul part donnaient avec la brume qui y régnait en permanence, une ambiance mystique.

Pottehimme passa sous le porche des Neaquouemed dont les sculptures finement gravées représentaient des petits êtres à queues pointues.


Un éclat de rire ainsi que le bruit d'un enfant qui court résonnèrent à travers les longs couloirs s'étendant devant lui. Un frisson l'envahit et mais cessa dès que les rires disparurent. Le coeur plein d'espoir, il demanda fébrilement :

" Y a quelqu'un ? He ho ? Répondez ! "

Sa voix s'évanouissait à travers les corridors. Effrayé, mais non sans espoir, il s'avança.

Il déambulait déjà depuis quelques temps quand le rire reprit, sauf que cette fois ci il y en eut deux. Ils provenaient d'un peu plus loin. Regonflé de l'Espoir qu'il avait perdu au fur et à mesure de ses recherches, il courut, se dirigeant avidement vers le lieu dit. La brume envahissante attenuait l'effet des ouvertures sur l'exterieur, ce qui lui faisait prendre une teinte bleutée.
Il entra dans la salle, haletant.
Il fit un pas, puis deux, puis trois et continua ainsi jusqu'à ce qu'il aperçoive deux masses evanescentes.
Peu à peu les formes se dessinèrent de mieux en mieux.

" Tu joues à la balle avec nous ? Hein ?! Tu joues avec nous ?"

Pottehimme ne distinguait qu'à peine les deux enfants mais il pouvait dire une chose : leur peau était luisante mais surtout elle était bleue.

"Allez ! Joue avec nous !"

Rassuré par les rires et la proposition de jeu, il accepta.

"Ouais ! Super ! Tu seras récompensé !"
"Tiens attrape Potte !"

Surpris par la prononciation de son prénom, il la rata et la balle continua de rouler.

"Ah ! C'est malin ! Va la chercher !"

Il partit chercher le ballon, toujours occupé par ses pensées : "Comment est-ce qu'ils connaissent mon prénom ? Je ne les ai jamais vus avant !"

Le ballon était lourd, humide et non uniforme. C'est au moment où il sentit les cheveux du "ballon' qu'il comprit.
Une tête ! C'était une tête humaine !
Pris d'horreur, il lacha la tête, ses yeux ne pouvant arrêter de la fixer. Elle roula sur le côté et comme si le mort voulait regarder au plus profond de son ame et lui montrer l'enfer qu'il avait vécu, ses globes occulaires restaient avidement braqués sur lui. Pottehime, lui, restait figé, s'appuyant sur le mur pour ne pas défaillir. La tête bougea. Pris de panique, il courrut et sortit de la pièce, s'enfuyant à travers les longs et sordides couloirs du grand mausolée.

Après plusieurs longues minutes de course, il sentit le souffle lui manquer et, comme rien ne le poursuivait, il ralentit, jusqu'à marcher. Il était dans un couloir different des dizaines d'autres qu'il avait parcourus. Celui-ci était plus sombre et n'avait aucun motif sur ses murs. Au bout, une seule et unique ouverture. Lorsqu'il en sortit enfin, sa vision fut telle qu'il en oublia, sur le moment du moins, l'épisode précédent. En effet, le lieu dans lequel il venait de pénétrer dépassait toute imagination.
Des quatres côtés descendaient de longs escaliers de pierre pour enfin arriver à une plateforme où siégeait une sorte de cuve dont il ne pouvait voir l'interieur, reliée elle même par un petit escalier. Tout ceci était baigné dans la chaude lumière du soleil couchant car cet endroit était à ciel ouvert.

Une masse bleutée apparut de l'autre côté de l'autel, puis deux, puis trois. Chacune d'entre elles soulevait une masse sombre et la jettait dans la cuve. Intrigué, Pottehimme s'approcha discrètement. Il attendit de ne plus voir les hommes bleus et se faufila jusqu'aux marches de l'autel qu'il grimpa rapidement. Arrivé en haut, il y plongea son regard.

Un liquide bleu et des corps décapités. Il eu un sursaut de recul et dégringola l'escalier en fermant les yeux et se protégeant la tête. Sa chute terminée, il enfouit son visage dans ses mains et pleura.

"Pourquoi pleures-tu ? Ce sont des choses normales."

Le jeune garçon releva la tête et vit un enfant bleu se tenant debout devant lui. Il frissonna.

"- Ne t'en fait pas, tu n'as rien à craindre.
Pottehimme hésita puis répondit :
- Vous avez tué ces gens ! Vous trouvez ça normal de tuer des gens comme ça, sans raison ?
- Tu as tort ! Il y a une raison ! Une raison valable, plus que valable même, une raison Vitale.
- Hein ?!
- Vois-tu, nous devons tous nous nourrir pour survivre, toi, moi, ainsi que tout animal. Et d'après toi y a-t-il quelque chose à manger sur cette terre qui ne soit pas vivant?
- Euh non...
- Eh bien tu vois ! Nous faisons comme vous, comme tous, nous chassons pour manger et donc survivre.
- Mais nous sommes plus que du simple gibier !
- Et pourquoi ça ? C'est dans l'ordre des choses ! Les histoires de chaine alimentaire sont fausses car si on y regarde de plus près, on se mange tous les uns les autres !
- ?
- Et bien oui, regarde : Tu es, mais un jour tu ne seras plus, et ce jour là tu seras en partie dévoré par les vers et l'autre partie de toi servira d'engrais pour les plantes. Les vers se feront dévorer et les herbivores mangent les plantes n'est-ce pas ? Donc ils te mangeront. Les carnivores mangent les herbivores donc les carnivores te mangent ! Les omnivores de tout, c'est à dire qu'ils mangent les carnivores, les herbivores, et les plantes donc toi, toi et toi ! Tu vois que cela est logique et surtout que cela est normal.
- Mais...
- Il n'y a pas de "mais", c'est la nature c'est tout. Il n'y a pas d'autre alternative.
- Je comprends.
- Ah ! Enfin !
- Il faut se battre pour manger et par conséquent survivre, c'est ça ?! Tu vas voir alors ce que je peux faire pour survivre !! "

# Posté le vendredi 12 septembre 2008 06:52

Modifié le samedi 20 septembre 2008 16:15

Sur la fugue n°12 de Bach

Sur la fugue n°12 de Bach
« - Lâche-moi !
- Mais...j'ai si peur bégaya-t-elle tremblante et en sanglot.
- Lâche moi ! ça ne sert à rien de toute façon ! »

Sur ces mots, il se leva du lit laissant ainsi son amie pleurant. Il prit le couloir de gauche, traversa la deuxième porte de même direction.
La pièce dans laquelle il venait d'entrer était très peu meublée : un lit ainsi qu'une petite table prés de la fenêtre. Les murs comme le plafond étaient jaunes car la Mère trouvait que cela allait si bien avec le bleu du ciel. En ce jour, le ciel était plus proche de l'orange que du bleu.

Il sortie de cette salle, prit à droite, enjamba la nourrisse priante et, se dirigea vers le fond du couloir pour enfin y ouvrir la porte.

« Aujourd'hui plus rien n'est attirant pour les Hommes de cette Société, à part l'Argent et la Télé, bien sur. Les dirigeants essayent de nous engraisser et de nous contrôler de la manière la plus efficace et la moins chère. Même la manipulation a un prix aujourd'hui, la blague ! »

Il esquissa un sourire.

« Aujourd'hui, on dénigre l'Art en prônant le Sport. Les Hommes ont oublié la Grandeur des cultures. Les Hommes ont oublié la Magnificence des peintures, la Beauté Infinie des écrits, les merveilleuses tragédies, les sentiments dont s'imprègnent les photos. LE Monde a oublié tout ceci. Tout ceci qui pourtant au fil des jours, au fil des mois, des années, des siècles nous a apporté une certaine Evolution rien qu'au niveau Spirituel, du Savoir et des Sentiments. Pour les Hommes actuels plus rien ne compte. »

Il entra dans un gigantesque salon dont les murs étaient entièrement couvert de tableaux et de bibliothèques pleines à craquer. Seul un pan du mur était une unique baie vitrée.

« Bonjour Maman. »
La femme à laquelle il s'était adressé, tremblante et la tête enfouie des ses bras, ne répondis pas.
Il s'approcha des vitres, tira sur l'un des cotés et l'ouvrit dans un minuscule grincement en comparaison aux rafales de vent sifflant à l'extérieur.
Il sortit et referma la porte-fenêtre. L'air en pleine excitation ébouriffait ses longs cheveux bouclés. Il s'accrocha à la rambarde pour retrouver son équilibre.

« Le vent est devenue violent depuis quelques jours. La raison en est évidente : les atomes contenus dans l'Air s'agitent de plus en plus avec la chaleur et les troubles magnétiques. »

Il inspira .

« L'air est pollué. Il a une odeur forte. Trop d'azote et de dioxyde de carbone. L'air est pollué... ce serai comme une sorte de punition alors ?! »
Le vent doubla, tripla et plus encore d'intensité, il lâcha la barrière et se mit à danser, pour la dernière fois, contre le vent.

« - Mais qu'est ce que tu fais ?!!! »
Elle était là, sur le seuil du balcon.
« - Je danse dit il d'une voix douce, calme, apaisé.
- Reviens à l'intérieur ! Avec tout ce vent tu risques de basculer ! Reviens j'ai peur que tu tombes ! »

Il ria.

« - Et ? ça ferai quoi maintenant ? Maintenant qu'on le sait. Maintenant qu'on a été prévenu. Qu'est ce que ça ferai si je mourrai dans une seconde plutôt que dans quelques maudites minutes ou que dans quelques maudites heures ? Hein ?! Dis le moi ?! »

Il souriait encore. Sans un mot, il se retourna et continua de danser.

« C'est dont tout ce que tu es capable de faire mon vieil ami le Vent ? Allez ! Défoule toi ! Je sais que toi aussi tu vas disparaître alors vas y ! Je te défie ! Une dernière danse hein ! »

Comme pour répondre à son appel, le vent hurla de plus bel. Il s'engouffra partout ; maisons, immeubles, portes, fenêtres, laissés à l'abandon. Ils dansaient tout deux, vieux amours, vieux amants.

Deux bras vinrent l'arrêter.

« - Mais lâche moi bordel ! hurla-t-il en se dégageant violemment.
- Comment arrives tu à rester aussi calme ?!!!!
- A quoi sert d'être agité ? Certes nous allons mourir, sous peu, et alors ?! Certes nous aurions pu mourir autrement mais que veux tu ?! La Vie est la Vie. Je ne fais pas de fatalisme mais je crois qu'il y a quand même une part de destin... Tu vois, je pense que ceci est le résultat de l'Humanité, dit il désignant les bras grands ouverts le paysage que procurait la vision de la ville baignant dans une lueur orange, presque reposante. Mère Nature a jugé que parce que les Hommes, trop corrompus par eux même et leurs inventions, avaient oublié la Fraternité. Elle a donc décidé de tous les faire mourir d'un coup. Tous ensemble. Je constate d'ailleurs que même cela n'a pas marché. Enfin bref. Laisse moi, je ne veux plus te voir.
- Mais, mais, mais...
- Casse toi ! »
Il se retourna afin de s'appuyer contre la rambarde.
« Rien de très grave disaient-ils hein ! C'était évident que lorsque Mercure et Vénus rentrent en collisions avec le soleil ça fait un certain bordel !Pff ! Quelle merde ! »

Il se remit à danser.

Le premier débris arriva, flamboyant, massif, imposant et d'un écarlate incroyable. La chute paraissait se passer si vite et si lentement, comme un ralenti à la Création de l'Univers, au Big-bang. Le ciel devint jaune orangé puis rouge. Le bloc toucha le sol, et lui, continuait de danser.

# Posté le samedi 30 août 2008 14:26

IL y aura une suite

IL y aura une suite
« - Ah ! ça fait du bien de se poser !
- Ouais, tu l'as dit. Putain mais y'a des flics partout ce soir ! Regardez y'en a même ici ! Bon les deux là, arrêtez de vous rouler des pelles en continue ! Vous savez, les stocks de salive ne sont pas inépuisable, elle a besoin de se recharger de temps en temps ! »

Quatre personnes étaient allongées dans l'herbe dans l'enceinte du parc de l'hôpital, en face des Urgences. Le bâtiment était une grande bâtisse en pierre de taille et seul un tout petit espace aménagé pour quelques distributeurs était de préfabriqué. Le parc était immense. Les nombreux saules pleureurs donnaient à cet endroit une sorte d'intimité permanente comme un secret bien gardé. Par cette chaude nuit d'été, les quatre mineurs avaient décidé de rester en ce lieu magique pour la fin de soirée.

Un claquement de portière

« -ENCORE ! » Une deuxième camionnette bleue était arrêtée devant les Urgences. ON pouvait y lire en énormes lettres blanches d'imprimerie : Gendarmerie national. Les quatre occupants du véhicules en sortirent et allèrent d'un pas précipité vers l'entrée où le premier s'arrêta, regarda furtivement dans l'entrebâillement de la porte, la main sur son revolver et entra dans cette partie de l'hôpital suivi de prés par ces collègues.

« - J'ai des allus où j'ai bien vu quatre flics entrer genre en commando ?!
- Nan moi j'ai rien vu
- Laisse tomber Wawan toi t'es trop occupé avec Kim ! Je posais la question à David... »
Sur ces paroles, il se leva discrètement et se dissimula derrière le plus gros des saules afin d'écouter ce qui se déroulait au loin.
« - Max ! Max ! Maxime ?! Maximeuh !
-Quoi ?!
- Mais qu'est ce que tu fous ?!
- J'essaye d'écouter, y'a un truc louche !!!
- Arrêtes ! T'es qu'un sale parano, tu le sais. Le seul truc louche qu'il y est ici c'est ton cône à la main !!!
- Bon chut ! J'écoutes. »
Un brouhaha s'éleva alors des entrailles de l'hôpital.
« Sortez ! Sortez où je les tues tous ! Je veux une camionnette blindée dans les vingt prochaines minutes. Sinon je les tue ! »

« -Putain les mecs vous avez entendu ?! C'est quoi ce délire ?!
- Euh les mecs s'il te plait j'existe quand même !
- Nan mais on s'en fout ! T'as entendu ?! »
Soudain, une dizaine d'homme sortirent précipitamment de la bâtisse qui commençait à prendre des allures macabres. Huit flics et deux civils. Les représentants des forces de l'ordre étaient tout de bleue vêtu et étaient pour la plupart empreints à une nervosité flagrante. Les deux civils, eux, étaient habillés de vêtements amples, leurs longs cheveux attachés l'un par un simple élastique l'autre par une dreadlocks.
Une voiture de police arriva en trombe et se stoppa net sur le gazon. Trois policiers en sortirent dont une femme. Ils se dirigèrent vers les civils, les entraînants un peu plus loin, le plus imposant de par sa taille et sa masse, sortie un carnet de note et un stylo.



« - Super ! Ils sont juste à coté de la sortie !
- Quoi qu'est ce que tu racontes ?!
- Venez on y va, ça craint trop ici !
Oh ! Ma pauvre petite poule mouillée. Ne t'inquiètes pas, Erwan est là pour te protéger dit Maxime d'un ton railleur.
- Je te rappel Max que si on sort, on passe juste à coté d'eux...
- On y va ? répondit-il tout sourire. »

Kim, Erwan et David avancèrent assez vite pour distancer Maxime et qu'il puisse écouter
la conversation entre les agents et les deux babacools.
Peu après s'être suffisamment éloigné de l'entrée des Urgences pour ne pas être entendu, Maxime s'écria : « Il y a deux victimes ! bondissant de joie, fier de sa découverte. Il y a deux victimes ! Deux ! Deux ! Deux ! Yahoo ! Je vous l'avais bien dit qu'il y avait un truc louche hein ?! Et c'est qui qu'avait raison hein ?! C'est Maxiiiiiime !!!
- Oui c'est bon ! Et tu n'en sais pas plus ?!
- Eh nan, c'est déjà bien ! répondit-il outré de cette question.*
- Comment as-tu su ?
- Bah juste j'ai entendu le gros flic questionner le Babos en rouge. Il prit alors soin de prendre une pose solennel afin d'imiter à la perfection : «Vous êtes des parents des deux victimes ? Quel lien avez-vous avec ? »

Un coup de feu retentit

Un hurlement puis un homme cria : « Putain de merde, il s'est enfuie ! »
Une agitation sans précédent se fit alors entendre au niveau de l'hôpital : des hommes couraient dans tous les sens, des voitures démarrèrent et tout cela dans la plus grande cohue.

« - Venez on se tire ça deviens vraiment glauque là ! » Ils pressèrent le pas jetant des regards à droite à gauche afin d'apercevoir le « criminel ». A la quatrième intersection, un crissement de pneu se fit entendre et une voiture bleue vint se garer devant eux, mordant plus qu'à moitié sur le trottoir. Une femme d'environ trente-cinq ans en sortie et déclara :
« Bonsoir contrôle d'identité ! »
Ils s'arrêtèrent et sortirent leurs cartes sans poser de question.
« - Numéro de téléphone ?
- Euh quoi comment ça ?
- Un numéro où l'on pourrai vous joindre.
- Ah oh pardon.
Lorsque chacun eut fait accomplie,elle déclara :
- Vous n'avez rien vu de suspect ? Une voiture allant trop vite ? Un homme au pas pressé, un peu nerveux ?
- Bah euh non. Nous on était calé au parc de l'hôpital et en voyant que ça chauffait on est partie ! Mais nan rien vu. Les rues sont toutes désertes !
- Bien. »

Elle attrapa son talkie-walkie, y baragouina quelques mots et ouvrit sa portière. Juste avant qu'elle ne monte entièrement dans le véhicule, Maxime l'interpella :
« - Ah oui Madame ou Mademoiselle je ne sais pas excusez moi de cette question un peu indiscrète mais il se passe quoi ici ?!
- Désolé je ne peux rien vous dire.
- Ah oui, classé confidentiel, je vois.
- C'est ça »

Elle referma la portière de la voiture qui partie en trombe au même moment. La petite bande repartie, réfléchissant aux différentes hypothèses à ce quoi ils venaient d'assister jusqu'au moment où tous s'endormirent sur le grand canapé, dans l'appartement de Kim.

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# Posté le dimanche 03 août 2008 10:22

Modifié le mercredi 06 août 2008 07:35