Sortir de la gare et enfin retrouvé la douce chaleur, la plaisante pollution. Le temps me semble calme et ces êtres aussi. Des éclats de rire s'entremêlent et fusent vers les cimes. Y a-t-il plus doux que ces odeurs enfleurées. L'annonce du printemps et autres facéties. L'humeur me semble bonne et les arbres en fleur. La fragile pousse se dévoile avec pudeur. Une route, un panneau puis un bus. Une machine avalant goulûment un ticket. Simple marque du passage d'un être dans un bus. Pour un trajet y prenant place. Odeurs enivrantes et discutions fluettes d'audace se prélassent pendant un bref instant. Une asiatique, un parfum sacré, chatouillant les narines, que les plaines et les prés ne peuvent reproduire. Joie et allégresse se développent timidement entre les tours géantes et les immeubles délabrés. Jamais un silence respecté. Dans cette ville mouvante où j'ai laissé mes regrets. De partout la lumière nous éclaire. Du bleu, du blanc, du rouge sur nos visages. Cette savoureuse complaisance et ces arômes amers me encombrent de paresse et mon corps désireux de caresses. Dans cette ville aux milles facettes, j'y graverai mon nom. Au Printemps, jamais je ne me suis si bien senti que dans Paris.