La facilité est le plus beau don de la nature à la condition qu'on n'en use jamais. Chamfort

La facilité est le plus beau don de la nature à la condition qu'on n'en use jamais. Chamfort
Avez-vous déjà contemplé le port parisien ?
Avez-vous déjà contemplé les pyramides françaises ?
Avez-vous déjà caressé les écumes d'air ?
Votre voisin compare-t-il toujours vos objets aux siens ?
Le marchand de sable dit-il bonne nuit à Thérèse ?
N'est ce pas plutôt la mort qui l'amène aux Enfers ?
Pensez-vous aux autres chaque jour ?
Avez-vous déjà exploré le fond d'esprit ou juste son contour ?
Si vous aviez le choix : Vérité ou Illusion ?
Alors ? Pourquoi ne pas répondre à cette question ?
Changeons de sujet la Plèbe me crie
Très bien passons aux amours et autres empathies
Que pensez-vous de l'amour avec un grand A ?
Ne provoque-t-il pas de bien beaux embarras ?
La femme, l'amant caché dans le placard
Le mari sachant tout cela revient avec le cafard
Ma femme me trompe hurle-t-il affalé sur le comptoir du bistrot
Cette nuit j'en ai marre c'est la fois de trop !
Dans un excès de fureur, de haine et de violence
Le malheureux massacre sa femme et l'amant à outrance.
Alors douce voix du peuple cela t'a-t-il plut ?
J'en ai bien peur. Devrais-je ? Non ? On a bien le droit de rêver.
J'ai bien peur que ton humour, ton intellect et ton soient fichus
Tant pis l'Etat érigera pour tout ceci un mausolée.

# Posté le samedi 28 février 2009 14:22

Surtout du Travail.

Surtout du Travail.
« Allez ! Vole ! »
Il décolla. Dans l'élan, il frôla la ferraille. L'air caressait ses grandes ailles nacrées. Il planait, très haut au dessus des grilles, progressant contre le vent des hélices des machines. L'éclat blanc se reflétait sur les dômes de cuivre qui, jetaient avec force quelques liquides dans les bacs prévus à cet effet. Le nouvel oiseau, cet albatros d'un temps perdu, glissait dans l'air, suivant la longue courbe lisse de l'énorme salle ronde. L'aigle, ailes droites et rigides troublait cette scène sans âme, sans vie. Tout n'était que bricolages et machineries. Au fur et à mesure de son vol, la chouette des glaces perdait en altitude, se dirigeant lentement vers les grillages d'acier. Ceux-ci qui recouvraient l'abîme noire et sans fond qui ouvrait la gueule, comme affamée. Une des machines hurla. Son cri strident résonna dans ce vaste lieu à la manière d'un appel au secours qu personne n'entendrait jamais. Une autre s'activa. Une porte s'ouvrit et, posé sur des rails, un chariot contenant un liquide sombre vint se vider dans la gorge de la première. L'oiseau de neige continua son trajet, l'évitant malgré lui.
« Plus que quelques mètres. »
Mais un autre crie, plus strident encore, retenti et, soudain, les tuyaux proches de la geôle crachèrent de longues et puissantes flammes. La déflagration vint alors lécher les ailes du vif puis, son corps tout entier. Le papier s'enflamma et, il se consuma ne donnant ainsi que peu de cendres. Elles qui vinrent se poser sur le doux visages de cette jeune femme aux yeux si clairs, et tant désirée.


PLUS LE TEMPS DE RIEN. FAITES QUE CELA CESSE ET JE POURRAIS ECRIRE A NOUVEAU.


Lueurs
Luna

# Posté le jeudi 19 février 2009 09:06

Volonté et Discipline.

Volonté et Discipline.
« Miroir, miroir,
Dis moi qui est la plus belle.
Ici il n'y a que le noir,
Et les étoiles, ces sombres étincelles. »

La jeune femme vêtue d'une robe blanche se prélassait devant un miroir aux bordures dorées. Elle s'admirait et n'avait de cesse que de s'admirer. Lassée du refus de réponse de la part du miroir, elle leva la tête et posa un doux regard sur la lune. Les barreaux l'encerclaient, elle ne pouvait sortir. Alors, elle restait là, seule, devant le miroir ; avec les étoiles comme uniques amies.



A CHIER PUTAIN A CHIER !!!! MON ECRITURE SE DEGRADE ET MA PUTAIN DE VIE AVEC !!!

# Posté le jeudi 19 février 2009 08:25

Légende ???

Le bruit d'une allumette se consumant

L'homme alluma l'encens placé ans le tube doré. Lorsque la flamme s'éteignit et que l'envoûtante odeur se déversait dans l'air, il se retourna vers ses compères et déclara :
« Mes frères, mea culpa. »
Sur ces mots, il fit face à la colline et débuta la procession. Chaque homme ou femme le suivant était alors vêtu d'une toge bleu marine. Lentement, ils marchaient les uns derrière les autres ; la tête baissée, cachée sous une capuche formant ainsi une file se déplaçant calmement, au rythme de leur guide. Ils gravirent cette plaine montante puis arrivèrent à l'orée du bois. Et à l'instant même où l'homme au blason doré posa le pied sur l'étroit sentier forestier, tout bruit cessa. Les grillons et autres insectes, chouettes, hiboux et fameux oiseaux de nuit turent leur vacarme laissant ainsi résonnés leurs pas. Les effluves de l'encens, protégés du vent, restaient au sein de la forêt comme s'il voulait les accompagner. Au fur et à mesure qu'ils s'enfonçaient, les buissons devenaient touffus, les arbres massifs et la terre sèche. Des bambous encerclaient le sentier ne faisant ainsi place qu'à un seul chemin, dont on ne pouvait voir les alentours.
Le chemin tourna et, apparut alors une immense tour de pierre et de métal. Des pointes acérées, de longues plaques tranchantes et des meurtrières dardaient le groupuscule.
Soudain, une flèche frappa de plein fouet l'un des hommes se dirigeant vers la tour. Du groupe, aucun ne fit de mouvement. Tous paraissaient calmes, en aucun cas troublés par la mort de leur camarade. Ils marchaient, se rapprochant davantage de la tour. Une série de flèches fut tirée ; et seuls le guide et son premier disciple restaient encore à marcher lentement, la tête baissée.
Ils s'approchèrent encore, jusqu'à ce qu'une ultime volée leur coûtât la vie. Le corps du prêcheur tomba, sa main effleurant la porte de la tour. Une lumière dorée jaillie. Sur les cadavres commencèrent à apparaître de légères et minuscules bulles. Les morts rentraient en ébullition. Des cloques se formaient, suintant de l'eau. L'eau se massait autour de ces (ses) corps. Et, comme si l'eau créait de l'eau, un étang se formait, tourbillonnant en son centre. Celui-ci décupla, se leva en altitude en une gigantesque vague, s'abattit sur la tour qui céda sous l'impact. Les villageois, vieil homme et femme, enfants de tout age, moururent, écrasé sous le poids de la tour.

« Il ne faut pas sous-estimer la toute puissance de Mère Nature. »

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 12:40

Titre?

Elle s'avança la larme à l'oeil, mais non sans fierté. Pas après pas, elle marchait vers la plate-forme circulaire de marbre blanc et noir. Elle gravissait les escaliers de verre soulevant alors legerement sa longue robe. L'eau des cascades, toutes autour du cercle de pierre, allait s'écraser plus bas dans un vacarme étouffé.
Lorsqu'elle arriva au centre, une bise vint soulever ses cheveux blonds. Elle ferma les yeux et, lorsqu'elle les ouvrit, une personne était là, face à elle. Le jeune homme était entièrement vétu de velour, des bottes au chapeau. Ses cheveux noirs et mi-longs donnaient à ses yeux une force étrange. Il s'inclina.
"- Bonjour, jeune princesse...
- Bonjour... Qui êtes vous ?
- Votre humble cavalier."
Il prit sa main et débuta une valse dans laquelle il entraina sa cavalière. Il dansèrent et dansaient encore.
Soudain, il trébucha et ils furent ainsi tout deux projettés au sol. Il disparu alors, libérant des milliers de papillons qui s'envolèrent vers le ciel.
Elle se releva, nullement surprise de cette disparition. Elle se replaça au centre. Quelqu'un l'agrippa et le fit s'écrouler sur le sol. Une dizaine d'hommes corpulents l'entouraient, leurs masques dénonçant leurs noirs desseins.
Un fouet claqua, puis deux, puis trois. Les fouets claquaient et claquaient encore sur cette jeune peau blanche.
"Arretez ! Vous me faites mal !"

Des bouts de chaire et de tissu voletaient autour de la jeune fille.

"Arretez ! Arretez ! Pourquoi est ce que vous m'infligez cela ?"
Des larmes coulaient le long de ses joues ensanglantées.
"Pourquoi ?! Parceque nous te voulons !"
Un des hommes s'approcha, las saist et arracha d'une seule main le reste de sa robe.
"Qu'est ce que vous faites ?! Non ! Non!!!"

Son hurlement résonna par dessus la plainte des cascades.
Titre?

# Posté le samedi 08 novembre 2008 05:55

Modifié le samedi 08 novembre 2008 06:13