Bref. A la va-vite, un soir de décuitage. A la va-vite un soir où j'y pense.

Comme mes pensées, le temps se forme et se déforme. La vie s'étend, se répand et pourtant rien ne suis.

Dialectique acerbe et effets incontrôlés.
Dans vos entrailles et viscères j'aimerais me faufiler.
J'y dépiauterais vos torts et vos vices
Que je retrouve dans la rue, ses interstices.
O toi voyageurs, manant que voilà
De quelle sorte sera ton prochain coup bas?
Ne vois tu pas que d'autre avant toi
Ont tenté de nous refourrer des idées
déjà à l'époque dépassés.
O toi le politique, vile fourbe et traître
Toi qui ne sers que tes intérêts
Montre nous ton nu, ta vraie nature
Montre moi ton assiette et je te dirais qui tu es.
Je me nourrie d'alcool et de caresse
De celle qui froide ne me donne plus l'allégresse
De ces torrides moments passés en charmante compagnie
D'une demoiselle dont le vagin ne reflète que son intérieur:
le vide.







Je suis amoureux de ces femmes qui s'exaltent sans amertume, qui frissonnent sans dégout. Je suis amoureux de ces femmes qui s'évaporent sans bruit, et marquent leur passage. Je suis amoureux de ces femmes qui le soir enferment le lys dans de vilaines bouches d'égouts. D'un royaume trop consumé, trop effacé par le temps et l'espace. Je suis amoureux de ces femmes qui caressent les vices et leur donnent cet affreux goût sucré. Je suis amoureux de ces femmes qui aux yeux font délices et ne le savent pas. Je suis amoureux de ces femmes dont la crinière vole aux vents lorsqu'elles chevauchent la tempête. Je suis amoureux de ces femmes soumises et tolérantes, attendant un signe de leur amant. Je suis amoureux de ces femmes qui le soir pleurent sur l'amour et ses caprices. Je suis amoureux de ces femmes qui caressent tendrement à la nuit tombante le calice d'argent. Je suis amoureux de ces femmes pleines de vie sur lequel glisse le désenchantement. Comme une force improbable. Je suis amoureux de ces femmes aux cheveux lisses ou ondulés. Je suis amoureux de ces femmes intelligentes à m'en faire rougir. Je suis amoureux de ces femmes dont les lèvres sont douces et le baiser de satin. Je suis amoureux de ces femmes dont le corps est céleste et la pensée nocturne. Je suis amoureux de ces femmes qui comme l'absinthe m'enivrent. Je suis amoureux de ces femmes resplendissantes comme le jour, leur sourire aveuglant le soleil. Je suis amoureux de ces femmes dont la joie est soudaine, dont l'espoir est impénétrable, dont la vie n'est qu'étrange volupté, dont l'amour n'est que tendresse infini. Je suis amoureux de ces femmes qui s'offrent au désir, dont le souffle s'allonge sous mes pulsions insensées. Je suis amoureux de ces femmes que la vie contrôle et que l'extase méprise. Je suis amoureux de ces femmes dont la pensée créative, par dessus la malice, laisse place à mille et un folies.

# Posté le samedi 25 avril 2009 19:25

Modifié le samedi 13 juin 2009 16:24

"On se lasse de tout, sauf de comprendre." Attribué à Virgile."Comprendre, c'est compliquer. C'est enrichir en profondeur."Lucien Febvre

Sortir de la gare et enfin retrouvé la douce chaleur, la plaisante pollution. Le temps me semble calme et ces êtres aussi. Des éclats de rire s'entremêlent et fusent vers les cimes. Y a-t-il plus doux que ces odeurs enfleurées. L'annonce du printemps et autres facéties. L'humeur me semble bonne et les arbres en fleur. La fragile pousse se dévoile avec pudeur. Une route, un panneau puis un bus. Une machine avalant goulûment un ticket. Simple marque du passage d'un être dans un bus. Pour un trajet y prenant place. Odeurs enivrantes et discutions fluettes d'audace se prélassent pendant un bref instant. Une asiatique, un parfum sacré, chatouillant les narines, que les plaines et les prés ne peuvent reproduire. Joie et allégresse se développent timidement entre les tours géantes et les immeubles délabrés. Jamais un silence respecté. Dans cette ville mouvante où j'ai laissé mes regrets. De partout la lumière nous éclaire. Du bleu, du blanc, du rouge sur nos visages. Cette savoureuse complaisance et ces arômes amers me encombrent de paresse et mon corps désireux de caresses. Dans cette ville aux milles facettes, j'y graverai mon nom. Au Printemps, jamais je ne me suis si bien senti que dans Paris.

# Posté le vendredi 10 avril 2009 09:26

Petite prose aussi fragile que des vers. Vers qui s'infiltrent le long de tes membres tordus de fatigues et de joie. Bref.

Petite prose aussi fragile que des vers. Vers qui s'infiltrent le long de tes membres tordus de fatigues et de joie.   Bref.
Extrait d'un recueil dont les cendres virvoltent loin de là, loin de moi. Je pense et repense à toute ces choses qui lentement mais surement ont fait ma vie:

"Une salle de cour où les élèves écoutent passivement le professeur de mathématique. Une salle froide dont le sol est fait de simple carrelage . L'approche de l'été se fait sentir. La fenêtre est ouverte. L'air pénètre dans la salle. Il est doux, chaud et agréable. Cet air qui contraste avec le froid ambiant de la salle et de la matière. Dehors, dans la cour en hexagone, les imposants chênes et leurs feuilles font offices de boucliers contre le soleil persistant. De jeunes gens sont assis au bord des pelouses, uniques limites de marbre. Quoi que d'une monotonie infinie le seul qui observe ce dehors ressent un sentiment de plénitude interieur. De repos.

Les longs couloirs dont le sol est une étrange mosaïque alternant le blanc cassé, le marron et le jaune doré. Succession de salle de classe. Antations sur les divers tableaux. Affiches de sécurité routière et contraception. Le gigantesque hall donnant sur la cour et le dehors. On traverse la porte en plexiglasse, descend les marches de marbres et traverse encore une porte , de métal sculpté et de verre poli. La place est en effervescence. Le soleil bombarde les honnêtes passants. La chaleur se fait sentir. Les rires, cri de joies. Au loin, une manifestation. Et ces chères personnes qui m'attendent. Ces terrasses de café tant de fois foulées. Dont les chaises detiennent les marques de nos nombreux passsages. Les fleurs, la chaleur, les rires et les batailles d'eau. La pelouse de Monceau. Mon ancien amour. Ceci était Jules Ferry.
L'été me manque et l'envie aussi."

# Posté le mercredi 18 mars 2009 09:42

" Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur. " Alfred de Musset

Aaron ; Le Tunnel D'Or.
Un volet claqua.
Elle se réveilla en sursaut, regardant par réflexe vers la place de son amant, vide. Elle se leva précipitamment et fouilla la maison. Elle revint brusquement vers le lit. Le cendrier. Une cigarette s'y était consumée, les cendres conservant néanmoins la forme cylindrique de l'objet. Paniquée, elle se jeta au dehors, sur le sable fin de la plage, malmené par le vent, bordant la maison. Le ciel était couvert de nuage d'acier et de marbre noir. Tous figés, victimes d'un mauvais sort. Soudain, elle compris. Il en parlait depuis un moment. Et, malgré ses supplications, il avait décidé d'y aller. Jusque là, elle avait veillé sur lui : s'endormant après lui et se réveillant avant. Mais il voulait le faire. Elle avait peur et se mit alors à courir en direction de l'endroit. Elle l'aimait. L'aimait plus que tout. Plus que n'importe qui. Plus qu'elle-même... De nombreuses fois, elle s'était bafouée pour lui. Pour son rare sourire. Pour son corps bouillant, son regard tantôt glacial tantôt ingénu mais d'une profondeur à s'y perdre. Pour ses lèvres si douces. Pour Lui. Elle courait sur le bord de mer, éclaboussant les alentours. Elle gardait toujours son allure, son esprit occultant les pointes des quelques pierres sur ses pieds nus. Dire qu'à une époque il l'avait sauvé. Et maintenant... Et maintenant... Le vent hurlait. La houle se fit de plus en plus forte. Le long de ses joues rougies par le froid coulaient des larmes cristallines. Cela faisait longtemps qu'il en parlait. Qu'il prévoyait. Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas que cet être si robuste et si sûr de lui pouvait en arriver là. Elle ne pouvait pas concevoir que cet amour... que cet amour... De loin, elle aperçu enfin l'empilement de roches sur lequel se dessinait une silhouette. Elle s'époumonait encore, le distinguant de mieux en mieux. Il était assis et adossé sur les derniers rocs du haut du monticule. Son long manteau noir s'agitant à la face du vent. Il fumait. Calme, impassible, inaccessible, ailleurs. Il écrasa sa cigarette et jeta le mégot au loin. Elle voulait qu'il al remarque, qu'il cesse tout ceci et vienne la calmer, la rassurer. Elle voulait qu'il la câline encore, la réchauffe, et lui fasse l'amour sans cesse. Elle voulait qu'il s'arrête. Il se leva fixant toujours le lointain et l'horizon. Elle stoppa alors sa course, pétrifiée. Elle compris qu'il était trop tard mais ne pouvait s'y soumettre. Elle se relança. Ses cheveux blonds flottaient dans l'air. Son regard changea. Avec sa main droite, il sortit de sa poche un paquet de feuille. De l'autre main il activa un briquet. Le papier s'enflamma d'un coup. Les écrits et leurs cendres virevoltèrent alors dans l'air. Il adopta une position de défit face à la mer tumultueuse. Un éclair, du tonnerre, et la pluie tomba, se déversant sur la plage et ses deux êtres.



*


LInkin Park, From The Inside.



« Trop de chose en ce moment. Beaucoup trop de chose en 12 ans. Surtout lorsqu'on en a 18. Je n'en peux plus. J'en ai marre de prendre sur moi. De tout subir et refouler. Il paraît que c'est comme cela que l'on devient fou. Peut être. De toute façon plus rien n'est important. Les autres, non ? Non. Les Autres. Ah ! La bonne blague ! Ils croient me connaître. Ahahahahah ! Tu parles ! Ils ne connaissent que ce que je leur montre. Personne ne m'a jamais percé. Et qu'y a-t-il à voir de tout façon ? Hein ?! Rien ! Foutaises ! Rien je te dis ! Je suis vide et rien d'autre ! Mais non, tu as un fond. La preuve est que tu peux écrire ! Ah ! Encore une blague ! Pour ce que je ponds franchement ! J'appelle plus ça gribouiller qu'écrire ! Mais non ! Certains trucs sont bien ! Même les Autres le disent ! Pfff. Lèche botte oui ! Certes je ne suis pas très intelligent mais bien assez pour le remarquer ! N'importe quoi... Mais si ! Regarde ! Je ne suis qu'illusions, que trophées enchaînés ! Je plane au dessus de toute réalité ! Personne ne me comprend et je ne comprends personne ! Arrête tes phrases d'ado pré pubère s'il te plaît ! Tu vaux mieux que ça... Et bien non justement ! Certes on peut dire que je tombe dans la facilité en annonçant tout cela mais je ne dis que le Vérité mon cher... Me suis-je déjà trompé une fois ? Non et tu le sais ! Le problème est que j'ai aussi tout le temps raison. C'est sur, ça bloque tout là... Putain ! Tu fais chier à avoir tout le temps raison ! Et toi alors !
Bref. Bref. Si l'on revient sur le sujet de mes écrits tu sais très bien que ça ne va pas en ce moment sur ce sujet. Je n'écris plus beaucoup voir plus du tout... Ca passera, comme toujours... Justement ! Je trouve que les choses passent trop. Je voudrais qu'elles se cassent et me laisse tranquille......... Tiens, pendant que tu es là : des nouvelles du père ? Non, il n'est plus présent. Comme d'hab. Et notre mère ? Comme d'hab. Comme d'hab. Ah oui aussi ! Qui c'est cette 'tite nana ? Ah ?! Elle... Bah, je ne sais pas vraiment en fait ? Ce que je sais c'est qu'elle se prétends amoureuse de nous alors qu'au fond se doit être un syndrome quelconque. Je vois. « Like the others » hein ?! Ouais... Je n'arrive pas à comprendre comment on peut prétendre nous aimer... Genre on mérite...... Quoi ?!......Allez balance...Bah p'tet qu'on mérite... Arrête tes conneries putain ! Impossible j te dis ! Au fait ! Quoi ? Viens on saute ! Ok !...Plouf...Ah ! Putain ! Ca caille ! Ouais... Tu fais quoi ? Je nous laisse couler malgré que je sache nager. »
" Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur. "  Alfred de Musset

# Posté le samedi 28 février 2009 22:12

L'amour au fond c'est comme de la merde: on balaye, on nettoie, mais l'odeur encore. Oscar Viguier

L'amour au fond c'est comme de la merde: on balaye, on nettoie, mais l'odeur encore.        Oscar Viguier
Que j'aime m'enhardir de lorsque j'use de la catin. De cette chienne, cette garce qui souvent me regarde, effrontée, me toisant de son air hautain. Elle qui, après nos ébats si brefs, se pavane et pose sur le lit de satin. Ses magnifiques courbes, ses lignes parfaites, sa peau ambrée, tout en elle la rend irrésistible. Depuis déjà longtemps mon âme est damnée par ce maléfique être aux yeux dorés. Je l'avoue, je suis envoûté par cet ange dont l'attrait n'est pas seulement fabriqué d'apparat. Non. La chaire à laquelle je me suis dévoué est une traînée devant lequel le lit argenté des rivières paraît une ineptie, une grave faute de Mère Nature. Mais ce perfide être, si féroce soit il, n'en reste pas moins le seul et l'unique objet de désir que mon c½ur accepte encore.


Salutations à ceux pour qui vivre c'est avant tout écrire.


( Avez-vous compris de quoi ou qui s'agit-il? ) ( Ce n'est même plus un manteau à cette allure-là, c'est une grosse couette bien chaude et confortable! )

# Posté le samedi 28 février 2009 15:10

Modifié le dimanche 01 mars 2009 23:31